3 GROSSES erreurs de la jeunesse centrafricaine

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La jeunesse centrafricaine représente plus de la moitié de la population du pays.

En effet, 70 % de la populace à moins de 35 ans.

Ne dit-on pas : la jeunesse c’est l’avenir d’une nation. le dynamisme d’un pays.

Cependant, la jeunesse de ce pays du milieu de l’Afrique commet systématiquement

Trois (3) erreurs qui risquent de lui être fatale dans le temps.

Dans cet article, nous allons les découvrir, ainsi que les risques qu’elles comportent.

Nous nous focaliserons sur cette jeunesse lettrée et censée représenter l’élite de demain.

Alors quel est le top 3 des erreurs commises par la jeunesse centrafricaine ?

Lecture zéro

Si tu veux cacher la vérité à un noir, cache la dans un livre.

Cet adage est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de la jeunesse centrafricaine.

Environ 9 centrafricains sur 10 lisent un livre par an. C’est terrible.

De nombreux jeunes pourtant lettrés, totalement désintéressés par la lecture.

Ils pensent qu’avoir un diplôme universitaire suffit à faire d’eux des personnes intelligentes.

Des gens destinés à être au-dessus de la mêlée et destinée à réussir.

En fait, l’ignorance les a déjà bien emprisonné. Juste qu’ils ne le savent pas encore.

Ces mêmes jeunes critiquent la vieille élite centrafricaine.

Oubliant que les anciens quand ils avaient leur âge, passaient énormément de temps à se cultiver à travers les livres.

Au lieu de critiquer les vieux, il faudrait peut-être s’en inspirer.

La seconde erreur est très connue et commune  à toute l’Afrique noire.

Rêver de partir à l’étranger

« Si je quittes le pays je pourrais réussir dans ma vie »

C’est ce que beaucoup de jeunes centrafricains se disent.

Ils rêvent de la France et des Etats-Unis.

Surtout de la France.

On se dit que si seulement j’arrivais à mettre les pieds las bas, je vivrais bien.

Alors beaucoup tentent leur chance et partent en aventure.

Seulement pour se rendre compte au final, que la vie n’est pas si rose en Europe.

En fait, ils ont été bluffer par les films, les photos de compatriotes sur Facebook, etc…

Certes, les conditions de vie due à l’aide sociale sont plus décentes en occident.

Mais pour beaucoup qui sont partis, le rêve de l’Europe se transforme souvent en un cauchemar.

Les années passent et les regrets s’installent dans le cœur. On devient amère.

On pousseun soupir « J’en ai marre de la France, faut que je rentre chez moi ».

La jeunesse centrafricaine doit prendre conscience que ce rêve de partir à l’étranger pour réussir est un mythe.

Réussir sa vie au pays c’est possible.

Si certains le font chez eux. Alors on peut le faire chez soi.

Allez on passe à la 3ème erreur.

Croire que le pays est maudit

La majorité des jeunes en Centrafrique sont nés à l’époque où le pays amorçait son déclin.

En effet, depuis les années 70 les choses vont de mal en pire.

Ce qui a poussé la plupart des jeunes à penser que leur pays serait victime d’une mystérieuse malédiction.

Voilà une des raisons pour laquelle beaucoup pensent

que c’est hors de leur pays qu’ils ont une chance de prospérer dans la vie.

Cette croyance est tellement ancrée ans l’état d’esprit des jeunes centrafricains

Qu’ils ne font pas d’effort pour développer des projets socio-économiques à long terme dans leur pays.

C’est normal.

Lorsque tu te vois partir. tu vas pas te donner à fond dans un pays où tu ne veux pas rester.

La vérité. C’est que la Centrafrique est loin d‘être un pays maudit.

En voyant comment libanais, camerounais, indiens et autres étrangers y prospèrent.

On comprend une chose. Le pays est tout, sauf maudit.

Quel avenir pour la Jeunesse centrafricaine ?

Ne dit-on pas le temps c’est de l’argent.

Pour s’assurer un meilleur avenir, les jeunes centrafricains doivent donc apprendre à mieux gérer leur temps.

Au lieu de jouer au damier chaque après-midi. Aller de fête en fête.

Place mortuaire en place mortuaire.

Se raconter des broutilles entre amis.

Faire des directs (live) stériles sur facebook.

Il serait plus sage de se réserver un budget pour acheter un ou deux livres par mois.

Prendre 30 mins par jour pour en lire les bonnes pages.

Pas besoin d’être riche pour faire ça.

Avec 2000 à 3000 Francs CFA, on trouve de bons livres chez les vendeurs à la sauvette.

Au lieu de chercher à tout prix à quitter le pays pour réussir.

Il faut prendre le temps de développer son esprit à travers la lecture.

Croire qu’il est possible de réussir sa vie au pays. Et y travailler pour.

En effet, plus tu lis plus tu t’enrichis.

Et surtout. Tout est possible à celui qui croit.

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Un commentaire sur “3 GROSSES erreurs de la jeunesse centrafricaine

  1. Hello,

    Une fois que ce constat sans appel est fait, quelle solution proposez vous ?
    Je reviens d’un cours séjour au pays, et au delà de ses potentialités, ce pays est extrêmement jeune et sans repères moraux: la cohésion sociale y est inexistante et c’est la loi du plus fort qui y prévaut.

    Il faudrait un changement radical des mentalités pour nous en sortir car collectivement nous avons échoué à faire grandir ce pays. Je passe sur les groupes armés et autres alliances contre nature avec le gouvernement sur le dos du peuple.

    Qu’avez-vous, qu’avons nous à leur proposer? Au delà de toute affirmation creuse ou de propagande, il nous faut accepter le vivre ensemble, vendre du rêve qui soit atteignable pour avoir un adhésion massive.

    Sans vouloir être trop long, tout le monde connait le rêve américain, où il est possible avec de la volonté et du travail, de se développer et de s’épanouir, dans tous les domaines… Eux ont la paix et un formidable marché intérieur.

    Les fuites vers l’étranger sont, certes, un leurre, mais si nous ne proposons rien à nos jeunes, il sera difficile d’arrêter cette hémorragie. Certains me rétorqueront que je suis moi-même à l’étranger, et ils ont raison.

    J’assume ce choix qui ne fut pas le mien, j’ai quitté le pays il y a un peu plus de 33 ans, beaucoup de ces jeunes d’aujourd’hui n’étaient pas nés. J’ai eu un parcours universitaire et une carrière professionnelle exemplaires, je n’ai pas à en rougir.

    Aujourd’hui, je vis mieux que le blanc chez lui, mais c’est au prix d’une abnégation et d’un travail acharné que cela a été possible, et ce n’est pas dans l’administration que je travaille. Pour conclure je soulignerai que pour réussir, il faut être éduqué, et cela commence à l’école ou dans les centres de formations pour les plus vieux.

    Il n’y a pas d’age pour apprendre et comme il est dit dans cet article, les diplômes ne font pas la connaissance, ils sanctionnent avant tout une formation, un jalon dans la vie de chacun: un âne formé restera un âne, certes plus savant…

    A nous donc de montrer que nous sommes capables de nous en sortir en comptant sur nous-mêmes.

    JGY

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