5 raisons pourquoi Touadera ne doit pas faire un second mandat

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Bientôt 5 ans que le Professeur Touadera est Président de la Centrafrique.

A l’approche des élections présidentielles prévue Décembre 2020,

un concert de voix s’élèvent contre une potentielle réélection de l’homme fort de Bangui.

Mais Pourquoi ?

Dans cet article, nous allons voir les motivations de cette opposition à un second mandat de Touadera.

Lisez attentivement et faites-vous votre opinion.

Violation du serment présidentiel

30 Mars 2016. Le stade 20 000 places de la capitale Bangui accueille plusieurs invités de marque.

Présidents africains. Ministres Français. Diplomates. Personnalités politiques centrafricaines. Religieux.

Des milliers de centrafricains sont présents dans les gradins.

Pourquoi ?

C’est l‘investiture du Président élu.

Debout. La main gauche sur la Constitution. La main droite levée vers le ciel.

Faustin Archange Touadera prête serment.

Je jure devant Dieu et devant les hommes… ni de réviser le nombre et la durée de mon mandat

FAT

Cependant, en Mai 2020 le Président Touadera et son gouvernement soumettent à la Cour Constitutionnelle un projet de loi portant modification de la Constitution.

La requête vise particulièrement la révision de la durée du mandat du Président et des députés.

Le 5 juin 2020 la Cour rejettera ce projet.

5 ans plutôt, il jure de ne pas changer la constitution.

5 ans plutard, il fait volte face.

Cela en dit long sur le personnage.

Violation de la Constitution

Le 1er chapitre de la Constitution centrafricaine stipule :

« Le Président de la République est le garant de l’intégrité du territoire et du respect des accords traités. »

Constitution

Tout d’abord, parlons de l’intégrité du territoire.

Le 30 Mars 2016. Jour d’investiture du Président Touadera.

Le pays était sous le joug de 4 groupes armés qui occupaient 4 des 16 préfectures du pays.

4 ans et demi après. 14 groupes armés se partagent 80 % du territoire. 12 préfectures sont sous leur contrôle.

Le Président Toudera a-t-il rempli sa mission de garant de l’intégrité du territoire centrafricain ?

Non.

Maintenant, parlons du respect des accords et traités.

6 février 2019. Un accord est signé entre le Gouvernement Centrafricain et les groupes armés.

C’est le fameux Accord de Khartoum.

Rapidement, il suscite l’espoir de nombreux centrafricains.

Pourquoi ?

Parce qu’il était supposé ramener la paix.

Du moins, c’est ce que le Président Touadera promettait à ses concitoyens.

32 mois après la signature de cet accord, la réalité sur le terrain ressemble à tout, sauf à la paix.

Les groupes armés ne sont pas désarmés.

D’ailleurs nombreux sont ceux qui s’arment de plus en plus.

Les rapports des ONG et des Nations Unies présentes en Centrafrique sont sans appel.

Chaque mois, on déplore des centaines de violations de cet accord.

Attaques militaires. Agressions. Exactions. Viols de tout genre.

Le Président Touadera s’évertue à dire que le Gouvernement respecte sa part du contrat. Les groupes armés, non.

Cependant, cela ne change en rien la constitution qui stipule que :

Le Président de la République est le seul garant des accords et traités.

Pas les groupes armés. Ni les facilitateurs de l’accord.

Résultat des courses.

L’accord ne fonctionne pas.

Pire encore. le Président Touadera décline la responsabilité des violations de cet accord.

A-t-il rempli sa mission de garant de cet accord de paix signé de sa propre main avec les groupes armés ?

Non.

Cependant, l’homme du 30 Mars ne s’arrête pas là.

Mépris de la Cour Constitutionnelle

En 2019. le Président crée un organe des grands travaux.

Il y nomme un ministre et un ministre délégué.

La Cour constitutionnelle est saisie par Joseph Bendounga. Un Opposant au régime.

La Cour rend son verdict. Il est sans appel.

Le décret pris par le Président Touadera est anticonstitutionnel.

La création d’un tel organe doit faire l’objet d’un projet soumis aux députés de l’Assemblée Nationale.

Si ces derniers l’adoptent et le votent, alors cet organe peut voir le jour.

Le Président Touadera passera outre.

Il n’abrogera pas ledit décret. L’organe et ses ministres resteront en place.

Comment appeler cela ?

Mépris. Condescendance. Sentiment de supériorité.

La Constitution est l’institution suprême d’un pays.

Elle est au-dessus du Président de la République.

Un Président qui n’a pas de respect pour la Constitution de son pays,

ne peut pas avoir de respect pour ces concitoyens. Cela va de soi.

Un comportement qui nous amène au point suivant.

Mépris du peuple centrafricain

Depuis le jour de son investiture,

le Président Touadera n’a pas su apporter à ses concitoyens les besoins élémentaires dont ils ont tant besoin.

En 5 ans, l’accès de la population à l’eau potable a régressé.

En 5 ans, l’accès de la population à l’électricité a régressé.

En 5 ans, le pouvoir d’achat du centrafricain a reculé.

En 5 ans, aucune infrastructure scolaire n’a été créé.

En 5 ans, aucun centre de santé n’a vu le jour dans le pays.

En 5 ans, l’emploi des jeunes est quasi inexistant.

En 5 ans , la sécurité des biens et des personnes est garanti par le citoyen lambada lui-même.

Le jour de son investiture, le peuple centrafricain croyait que Touadera allait ramener la paix.

Cependant, Touadera lui a ramené des russes véreux et d’autres mafieux.

Lobbys mafieux dangereux

Le Président Touadera a noué des relations d’affaires avec des réseaux dangereux.

Les plus célèbres sont les suivants.

La société Al Madina qui s’occupe de la confection et l’impression des documents sécurisés de Centrafrique.

Carte d’identité, permis de conduire, carte grise, plaque d’immatriculation.

Une société privée étrangère dont le propriétaire libanais est réputé proche d’Al’Qaida.

En effet, ce dernier est suspecté de financement d’activités terroristes.

Lire : Al Madina, la société fait polémique à Bangui

Autre mafieux en liste :

La société Wagner, qui assure une partie de la formation militaire des FACAS.

Les Forces de Défense et de Sécurité Centrafricaines.

Le propriétaire de ladite société a ouvert en Centrafrique deux sociétés spécialisées dans l’extraction de métaux précieux.

Ce dernier vient d’être mis sous sanction par les États Unis.

Lire : Les USA sanctionnent un proche de poutine en Centrafrique

Semblerait que le Président Touadera ait un penchant pour les mafieux.

Une approche aux conséquences destructrices pour la Centrafrique.

Les conséquences d’un second mandat

Toutes les raisons mentionnées ci-dessus nous amène à faire une projection réaliste.

5 années de plus pour Touadera à la tête de l’Etat Centrafricain.

Ce serait 5 années d’un chaos incommensurable.

Touadera Président de la république. Il ne piétinera plus la Constitution.

Il l’a brulera.

Touadera Président de la République. Les groupes armés controleront de 100 % du territoire national.

Touadera Président de la République. Les centrafricains mourront de faim.

Touadera Président de la République. Les mafieux russes et arabes auront la Centrafrique pour paradis.

Touadera Président de la République, la Centrafrique deviendrait un porte avion du terrorisme en Afrique.

Conclusion

Qu’est ce qu’on peut attendre d’un Président qui pendant 5 ans,

ne respecte pas la constitution sur laquelle il a prêté serment devant Dieu et les hommes ?

Qu’est-ce qu’on peut attendre d’un Président qui pendant 5 ans,

n’a pas su donner à son peuple.

Ni nourriture. Ni eau. Ni sécurité. Ni soins de santé élémentaires.

Qu’est-ce qu’on peut attendre d’un Président qui pendant 5 ans,

n’a pas su préserver l’intégrité du territoire national et protéger son peuple des mercenaires étrangers ?

Qu’est qu’on peut attendre d’un Président qui pendant 5 ans,

n’arrive pas faire respecter un accord signé de sa propre main ?

Alors. Selon vous.

Touadera devrait-il faire un second mandat ?

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