La CPC donne 48 heures à Touadera pour démissionner

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C’est par la voix de son porte parole à travers un direct sur Facebook,

que la CPC a demandé la démission du Président Touadera sous 48 heures.

Un ultimatum qui a débuté vendredi 15 janvier 2021 aux alentours de 21 heures du soir.

Monsieur le Président vous avez 24H au minimum, 48H au maximum pour déposer votre démission

Abakar Sabone

Ce revirement survient quelques jours après l’attaque de Bangui, le 12 janvier 2021.

En effet, quelques heures après l’offensive rebelle sur la capitale,

la CPC exigeait de Touadera l’organisation d’une concertation nationale.

Semblerait-il que les rebelles ont décidé d’augmenter le volume de leur musique.

Aujourd’hui, ces derniers demandent la démission pure et simple du locataire du Palais de la Renaissance.

Le refus d’obtempérer de ce dernier risque d’entraîner un bain de sang que la CPC dit vouloir éviter.

Démissionnez. Nous voulons évitez beaucoup de casse. C’est la seule solution pour vous. Démissionnez.

Abakar Sabone

Maintenant que le décor est planté, Touadera va-t-il oui ou non céder au dialogue?

Mercenaires russes et rwandais sont ils prêts à contrer l’assaut final qui se pointe à l’horizon?

Pendant ce temps, les centrafricains sont dans la psychose.

Pourquoi ?

Parce qu’ils savent par expérience,

qu’un ultimatum venant d’une coalition rebelle n’est jamais porteur de bonnes nouvelles.

Cela veut tout simplement dire,

que leurs ressources humaines et matérielles sont prêtes pour passer à l’action.

En 2013, La coalition rebelle Séléka avait donné un ultimatum à Bozizé,

qui en plus de l’armée nationale avait le soutient des forces d’élites sud-africaines.

La suite, tout le monde la connaît.

L’histoire serait-elle une fois de plus en train de se répéter en Centrafrique ?

Pavel Yepkana, journaliste

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