Le BIT 7 accueille les milices autodéfenses du KM5

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Le septième bataillon d’infanterie territoriale (BIT 7) créé par décret présidentiel accueillera les éléments des groupes d’autodéfense du KM5, selon Valery Zakharov le conseiller russe du Président Touadera dans un tweet posté le mercredi 03 février 2021.

Quelques jours après l’annonce de la création du BIT 7 par la signature d’un décret présidentiel en date du 30 janvier 2021,

le conseiller russe a clairement précisé dans son tweet du 03 février 2021 que ce nouveau bataillon de l’armée nationale,

sera composé des éléments de groupe d’autodéfense, pourtant réputés pour être des anciens bandits et criminels.

En effet, ces groupes d’autodéfense sont responsables de plusieurs cas d’assassinats et tortures dans le KM5.

Depuis le début de cette crise et pour faire face à l’offensive des rebelles sur Bangui,

le ministre de la sécurité avait recruté clandestinement ces miliciens en les plaçant parmi les forces de sécurité intérieure pour organiser la résistance.

Pour beaucoup d’observateurs, c’est la légitimation des milices requins pro-Touadera dans le viseur de la communauté internationale depuis un certain temps.

D’autres ajoutent que c’est une nouvelle version de crise. 

A voir de près la composition du BIT 7 avec des anciens criminels, tout porte à croire que cette corporation a été créée pour deux choses :

assassinats ciblés et servir de la chair à canon sur les théâtres des opérations.

L’imbroglio entourant cette cacophonie adoubée par le conseiller russe du président Touadera sera la réaction de la communauté internationale qui,

lors du premier quinquennat, la communauté internationale avait injecté des milliards pour construire une armée moderne et professionnelle selon le standard international.

Qu’en est-il de la loi de la programmation militaire traçant la voie à suivre en ce qui concerne le recrutement, la formation et création des unités des forces armées centrafricaines (FACA) ?

L’EUTM et la MINUSCA mettront-elles encore les moyens pour encadrer ces milices légitimés par le décret présidentiel ?

Quand l’armée est sous embargo et que le pays entre dans le non-respect des principes institutionnels, les sanctions vont pleuvoir à l’allure où vont les choses.

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