Présidentielle en Centrafrique : Pourquoi Touadera sera vainqueur au 1er Tour ?

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La communauté internationale a les yeux rivés sur plusieurs élections en Afrique et particulièrement sur celle en République Centrafricaine,

un pays dans lequel elle a massivement investi depuis la crise en 2012.

Plus de vingt (20) candidats dont le Président sortant sont dans la course.

Cependant tout le monde se pose la même question ?

Qui peut battre Touadera ?

Plusieurs analyses de la situation socio-politique actuelle du pays

montrent que l’opposition a très peu de chances de créer la surprise lors des prochains scrutins.

Les Partisans du président sortant crient haut et fort sur tous les toits :

« Premier tour K.O ! »

Histoire de dire à qui veut l’entendre, que le champion du MCU va écraser tous ses concurrents,

avec un score au-delà de la majorité requise pour être élu Président de la République.

Cependant, ont-ils raison ?

Oui. Ils ont bien raison.

Et pour ce, les faits parlent d’eux-mêmes.

Une opposition divisée

Les leaders de partis politiques et indépendants au sein de l’opposition ont raté le pari de créer un bloc compact et homogène pour faire front à Touadera.

Le projet de candidature unique a échoué.

Résultat des courses ?

L’opposition se lance dans la course au fauteuil présidentiel en ordre dispersé.

Pour justifier leur approche, ils prônent l’argument suivant :

« On va se rassembler au second tour derrière celui ou celle d’entre nous qui sera en tête des autres.»

Surprenant !

Surtout venant de personnes jadis alliés à Touadera, et qui ont tous fait les frais de son appétit démesuré pour la roublardise.

En effet, Bozizé, Nguendet, Tiangaye, Meckassoua, Bokassa, Kamoun, pour ne citer que ceux-là, étaient tous des alliés au Président Touadera.

Embarqués avec lui dans le jeu politique. Ils ont perdu. Il a gagné.

Les voilà dans le costume d’opposants.

Comment les leaders de l’opposition centrafricaine peuvent-ils penser un seul instant qu’il y aura un second tour à l’élection présidentielle ?

Seraient-ils tous naïfs ?

Ou encore, sous estimeraient-ils le machiavélisme de Touadera?

Une chose est certaine.

Le Président sortant n’organise les élections que pour une seule et unique chose.

Etre réélu le 04 janvier 2021.

Vainqueur dès le 1er Tour

Jamais un Président Centrafricain en exercice  n’a jouit d’une aussi grande impopularité que le président Touadera.

Loin d’être une critique négative, cela est un fait constaté par l’opinion tant bien nationale qu’internationale.

Un second tour tournerait entièrement au désavantage de l’actuel homme fort de Bangui.

Il a bien conscience que dans un tel cas de figure, son adversaire quel qu’il soit,

recevra le soutien de tous les poids lourds de la politique en Centrafrique.

Et voilà le problème…la majorité de ces poids lourds se trouvent dans l’opposition.

Ses chances d’un second mandat seraient donc quasi inexistantes.

En bon mathématicien qu’il est. Le calcul est vite fait .

Pas question de prendre ce risque.

Donc, pour arriver à ses fins et gagner dès le premier tour, Touadera va sortir son Joker.

La fraude

Le pouvoir de Bangui s’apprête à truqué l’élection présidentielle.

Objectif ?

Tout d’abord, maintenir Toudera au pourvoir.

Ensuite, faire monter un homme de la majorité au perchoir.

Dans la foulée, changer la constitution un (1) an après l’élection présidentielle.

Enfin, conserver le pouvoir pendant au moins deux (2) décennies.

Avec l’appareil de l’Etat entre les mains, Touadera ne lésinera pas sur les moyens pour que son plan soit mis à exécution.

En approchant cette élection en ordre dispersé, l’opposition lui facilitera la tâche.

L’émiettement des voix entre les différents candidats d’opposition ne pourra que consolider la fraude du pouvoir en place.

Certains diront « vous voyez personne ne fait le poids en face. »

La communauté internationale entérinera l’élection de Touadera dès le premier tour.

Voyant en lui, un homme dont l’illusoire stabilité du régime, aura su convaincre la masse populaire.

Hors qu’en réalité, ce ne sera que l’échec de l’opposition à fédérer autour d’elle,

un peuple meurtri, en quête d’une alternance politique pour enfin retrouver

la paix, la sécurité et travailler au développement.

Conclusion

En Centrafrique, les élections présidentielles en 2020 ne déboucheront pas sur un second tour.

Pour cause, l’opposition est divisée et le Président Touadera va frauder.

Lorsqu’un Président voit sa légitimité autant contestée comme celle de Touadera,

ce dernier n’a qu’un seul choix pour garder le pouvoir.

Se déclarer vainqueur dès le premier tour.

Alpha Condé l’a fait en Guinée.

Alassane Ouattara l’a fait en Cote d’ivoire.

Certainement, Touadera prendra exemple sur ses aînés.

Nestor Gombe

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