La scène malheureuse se déroule aux encablures du rondpoint des Nations Unies, et du Ministère du Tourisme, des Arts et de la Culture. Des adolescents mettant le feu à un poste avancé des Forces Armées Centrafricaines (FACA). En majorité, des élèves de l’école AVENIR. Explications…
Ce 18 décembre 2024 aux alentours de midi, un groupe d’élèves sur une moto se fait arrêté par des militaires tout juste à proximité de leur école (AVENIR).
Le personnel militaire décide de confisquer les clés du véhicule à deux roues, pointant du doigt « une conduite dangereuse » de la part des jeunes.
Le conducteur, un jeune élève de l’établissement, demande des comptes. L’homme en tenue le gifle. Le jeune répond par un coup.
Alertés part la scène, plusieurs élèves de ladite école les rejoignent, et protestent avec véhémence contre le traitement subit par leur collègue.
Prise de panique devant la foule d’élèves qui crient, la femme militaire enclenche son arme. Un coup de feu part. La foule se disperse en criant. Une jeune fille est gravement touchée à la jambe.
Rapidement, un groupe de FACA vient procéder à l’extraction de leurs collègues qui risquent certainement de se faire lyncher par les élèves en colère.
La revanche
Alors que certains élèves portent la victime touchée par balle afin de rejoindre un centre de santé, d’autres se dirigent tout droit vers le poste des FACA proche de leur école.
Les militaires présents déguerpissent rapidement des lieux, prenant le soin d’emporter avec eux leur matériel militaire.
En colère, les élèves mettent le feu à la tente militaire sous les yeux agars des passants.
Joint par Centrafrica, un responsable des Forces de Sécurité et de Défense (FSI) à Bangui déplore la situation, et rassure qu’elle serait maintenant sous contrôle.
Concernant la jeune élève blessée à la jambe, une source rapporte qu’elle a commencé à recevoir des soins, mais que son état de santé n’est pas encore officiellement connu.
