À l’origine de la polémique, une enquête conjointe des journaux, The New Humanitarian et Le Monde, mettant en lumière plusieurs cas de viols perpétrés par des soldats des Nations-Unies en République Centrafricaine (RCA).
Publié le 16 Octobre 2024, l’enquête rescense plus d’une dizaine d’agressions sexuelles de femmes, impliquant une trentaine de soldats de la paix, dont plusieurs Rwandais issus de la MINUSCA, et de la force bilatérale Rwandaise en RCA.
Des allégations graves et prises très au sérieux par Kigali, qui n’a pas tardé à réagir quelques heures après la parution de l’article.
Dans un communiqué datant du 16 octobre, le Ministère Rwandais de la Défense, qualifie ces allégations « de fausses accusations à tort et sans fondement », et dément formellement les cas de viols imputés à ses troupes.
Tout d’abord, le viol à Bangui, d’une vendeuse de fruits dans la base des soldats Rwandais en 2023.
« Les bases des casques bleus rwandais en République centrafricaine, n’admettent pas les civils non enregistrés, et n’ayant pas d’activités officielles dans ces installations. Par conséquent, aucune agression d’un civil n’a pu avoir lieu dans la base. » précise le communiqué.
Dans le cas du viol de deux femmes Centrafricaines à Ndassima, et d’une autre à Paoua, l’armée Rwandaise rejette aussi ces accusations et explique :
« Ni les soldats de la force bilatérale Rwandaise ni les soldats Rwandais de la MINUSCA n’ont jamais été déployés dans ces régions. Ces soi-disante agressions ne peuvent pas avoir eu lieu » selon le porte-parole du Ministère de la Défense.
Des faits confirmés par la Mission des Nations Unies pour le Mainten de la Paix en République Centrafricaine (MINUSCA).
Interrogé par Centrafrica, un proche du gouvernement Rwandais dénonce une campagne de diffamation contre les actions du Rwanda en Centrafrique.
Au regard de leur discipline, professionnalisme et efficacité, les soldats Rwandais en Centrafrique jouissent généralement d’une bonne réputation auprès des populations locales.
Jamais auparavant, ils n’avaient été mentionné dans des cas de violences sexuelles, ou autres formes d’exactions contre les populations civiles en Centrafrique.
À ce jour, aucune réaction officielle du Gouvernement centrafricain n’a été enregistrée, en rapport avec la publication de cette enquête, accablant un de ses principaux partenaires en matière de sécurité.