En mars 2026, une délégation africaine particulière visitait la Centrafrique. Un évènement passé presque inaperçu sur le plan national, et qui pourtant, revêt des enjeux de taille pour la RCA. Centrafrica a enquêté sur cette organisation spécialisée de l’Union Africaine. Explications.
Après plus de 10 ans d’expérience, Le Groupe African Risk Capacity (ARC), continu de développer des solutions adaptées à l’évolution des risques climatiques et catastrophes naturelles auxquels sont confrontés les pays africains.
Créé par les États membres de l’Union africaine (UA), African Risk Capacity a pour mission d’aider les pays africains à mieux prévenir, et réagir aux calamités climatiques et naturelles. Une démarche qui se traduit à travers une aide rapide et efficace apportée aux communautés vulnérables sur le contient africain.
Grâce à son large réseau de partenaires techniques et financiers, gouvernements, assureurs, courtiers, institutions de développement… L’ARC s’attèle à aider les pays africains dans la préservation des acquis de leur développement, la prévention et gestion des risques naturels sur le long terme.
- Surveillance, prévision et alerte
- Information préventive et sensibilisation des populations
- Réduction de la vulnérabilité
- Préparation et gestion de crise
Des impacts tangibles sur le continent
Au cours de la dernière décennie, l’ARC est devenue une institution de premier plan sur le continent africain.
Cela grâce à son expertise en matière de gestion des risques climatiques, ses fonds souverains de garantie des risques, et ses programmes d’assistance technique.
Un impact quantifiable à travers le continent, et dont les statistiques affichent une progression positive. Depuis 2012, l’ARC en Afrique c’est :
• Plus de 300 polices d’assurance souveraines émises, et bénéficiant à plus de 160 millions de personnes.
• Plus de 240 millions de dollars d’indemnisations versés aux États membres de l’institution.
• Un soutien constant aux gouvernements dans la prévention et la réponse aux catastrophes naturelles : sécheresse, inondation, épidémie, glissement de terrain, éruption volcanique, pandémie.
Courant mars 2026, le Directeur Général de l’institution en tournée, Jean Chrysostome Ngabitsinze, visitait la République centrafricaine où il a été reçu en audience par le Président Faustin Archange Touadera à la tête du pays depuis 2016.

Selon un conseiller spécial du président centrafricain, les deux hommes ont échangés sur la nécessité de trouver des solutions africaines durables, fondées sur l’anticipation plutôt que la réponse aux chocs climatiques et humanitaires, afin de protéger les populations les plus vulnérables, et soutenir la stabilité économique du pays en cas de crise.
Face aux multiples défis auxquels fait face la Centrafrique en matière de prevention et gestion des catastrophes naturelles, le pays pourrait comme d’autres, bientôt voir sa capacité de résilience renforcée par un partenariat avec l’ARC.
Le 15 juin 2022 , le Groupe African Risk Capacitiy et la Banque africaine de développement (BAD) avaient accordé 5,3 millions de dollars américains au gouvernement zambien pour lutter contre la sécheresse.
Une gestion institutionnelle encadrée
Une des particularités remarquée lors de notre étude des actions de l’ARC est l’organisation est constitué de deux entités régies par des cadres juridiques et institutionnels clairement définis,
« Nos processus de gouvernance ont été conçus pour garantir la responsabilité, la transparence et un contrôle efficace » explique un haut cadre du groupe.
• L’agence ARC spécialisée de l’Union africaine, qui fournit assistance technique, renforcement des capacités, et un appui aux États membres.
• ARC Ltd, filiale financière du Groupe ARC, qui fonctionne telle une mutuelle d’assurance et un fonds de mutualisation des risques, facilitant aux pays membres l’accès à des solutions de financement des risques de catastrophe.
Un mode de gouvernance qui prône transparence et responsabilité

Lorsqu’on se penche sur la gouvernance interne du Groupe ARC on découvre une procédé bien ficelé.
Les membres du conseil d’administration représentent toutes les régions d’Afrique, et sont nommés par la Conférence des Parties pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois.
Le Directeur général du Groupe quant à lui est élu par ce même organe pour un mandat de 4 ans, renouvelable une fois.
Une selection mintieuse se basant sur des critères clés, mettant un accent particulier sur leur : qualification, expérience, expertise et capacité à contribuer à l’orientation stratégique de l’institution.
Codes de conduite, politiques de gestion des conflits d’intérêts, systèmes de contrôle interne, les dispositifs de gouvernance de cette organisation arbore un panel de mesures visant à favoriser son intégrité institutionnelle et la gestion responsable de ses ressources.
Selon les informations de Centrafrica, quelques mois après un récent audit interne, le président du conseil d’administration de ARC Ltd, la filiale financière du Groupe, démissionnait de ses fonctions.
Interrogé sur le sujet, l’institution n’a pas souhaité commenter ce qu’elle considère comme un procédé interne et confidentiel.
« l’ARC comme toute autre institution internationale est tenue de respecter les obligations de réserve de confidentialité relatives aux questions de personnel, aux délibérations du conseil d’administration, et aux processus d’audits confidentiels » a expliqué le service de Communication du groupe ARC.