La Banque mondiale et la RCA s’engagent pour la croissance

Président Faustin Archange Touadera et Cheick Kanté, Directeur des opérations de la Banque Mondiale

Le 4 décembre à Bangui, la Banque mondiale, en collaboration avec le gouvernement centrafricain, a
présenté deux rapports majeurs portant sur l’économie de la République centrafricaine et les impacts
du changement climatique.

Ces documents représentent le fruit d’un partenariat solide entre l’institution et les autorités nationales, visant à relever les défis économiques et climatiques auxquels le pays fait face.

Des rapports stratégiques pour guider les politiques publiques

Selon les experts de la Banque mondiale, l’économie centrafricaine reste perturbée par la situation sécuritaire malgré des efforts notables du gouvernement. Une légère amélioration est toutefois perceptible. Cheick Kanté, Directeur des opérations de la Banque mondiale, a précisé :

« L’occasion a été propice pour nous de présenter deux rapports. Le premier, intitulé les Cahiers économiques, offre une analyse conjoncturelle de l’économie. Il s’agit d’un document neutre visant à éclairer les décisions politiques pour améliorer les conditions économiques et sociales ainsi que la croissance du pays. Cette année, l’accent a été mis sur l’économie forestière, afin d’explorer comment ce secteur peut être maximisé pour créer des emplois et des opportunités pour les populations locales. »

Le second rapport, axé sur le climat et le développement, s’inscrit dans le cadre du nouveau Plan national de développement de la République centrafricaine, qui ambitionne de conduire le pays vers l’émergence.

« Ce rapport analyse comment atteindre ces objectifs tout en préservant l’environnement, en tenant compte des défis climatiques et en assurant une croissance durable, équitable et résiliente. Bien que le changement climatique ne soit pas causé par la Centrafrique, le pays en subit les conséquences comme tous les autres. Ce document représente donc une contribution essentielle pour ajuster son plan de développement » a souligné M. Kanté.

Des réformes pour une reprise économique durable

La relance économique dépendra de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre des réformes
ambitieuses dans des secteurs clés comme l’industrie, l’agriculture et les infrastructures.

En outre, des investissements dans de grands projets structurants pourraient soutenir cette reprise.
Ces rapports, véritables outils de planification stratégique, visent à guider le gouvernement dans ses
efforts pour transformer les défis actuels en opportunités et tracer la voie vers une croissance inclusive
et durable.

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Paméla Dounian-Doté

Journaliste chez Centrafrica

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