Le pouvoir de Bangui « pris en otage » par le lobby russe ?

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Il est de notoriété publique que la force russe semble avoir débouté la puissance française en République centrafricaine.

Par contre, la Russie qui entend s’implanter durablement dans ce pays déchiré par les longues années de guerre,

use aujourd’hui de la prédation afin de contrôler les lignes politiques des autorités du pays.

De la captivité politique et diplomatique à l’horizon ?

En tout cas, la Russie fait du moins « bonne presse » dans quelques « consciences fragiles »

pour ses prouesses dans la libération du pays occupé depuis par les groupes armés.

Pourtant, la Russie n’est pas seulement critiquée pour les nombreux cas d’abus et de violation du Droit International,

elle est surtout dénoncée pour sa tendance à influencer voire contrôler la conduite politique des autorités de Bangui.

Pour cause, l’on assiste depuis quelques temps à une montée fulgurante de Valéry Zakharov, conseiller du Président de la République,

qui selon certains observateurs ne manquent pas de « s’immiscer dans les affaires intérieures de la République Centrafricaine ».

A titre d’exemple, dans un de ses tweets largement commenté par les internautes centrafricains,

Valéry Zakharov a affirmé ceci :

Croyant profiter du temps de paix et des bonnes intentions du gouvernement, les criminels et militants d’opposition ont montré leurs vraies couleurs et ont décidé de jeter bas l’Accord de paix 

Dans son communiqué de presse, Valéry Zakharov s’est foncièrement opposé au dialogue politique prévu se tenir au pays.

Bref, l’autre influence russe que le Président Touadéra reçoit vient de Vladimir Titorenko, Ambassadeur de la Russie en Centrafrique.

En effet, lors d’une audience au palais, le diplomate russe a conditionné le dialogue avec la libération entière du pays.

Une manière selon les observateurs centrafricains de botter en touche toute idée de concertation.

Le contraste a surtout été le grand scoop médiatique du Chef de l’Etat intervenu lors de la célébration

du deuxième anniversaire de l’APPR/RCA où le dirigeant centrafricain avait appelé à la tenue d’un dialogue républicain.

En clair, si les lignes politiques du Chef de l’Etat sont truffées d’hésitation et de balbutiement,

c’est clair que le baron est pris en otage par l’influence russe.

Mais, jusqu’où ce flirt pourrait mener ?

<strong><em>Auteur:</em></strong><br>Ben Wilson
Auteur:
Ben Wilson

Chroniqueur politique
Journaliste centrafricain
wilsonngassan@gmail.com

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