Dans la journée du 25 juin 2025, s’est déroulée à Ndjamena au Tchad, une rencontre discrète entre le Patron des renseignements Centrafricains, le Général Henri Wanzet Linguissara, et le seigneur de guerre, Mahamat Al-Khatim , leader du groupe rebelle, Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC).
Au menu des discussions : La signature d’un accord de paix entre le Gouvernement Centrafricain et le MPC.
À l’instar des chefs rebelles, Abdel Kader alias Bobo du groupe des 3R, et Ali Darass de l’UPC, c’est maintenant au tour de Mahamat Al-khatim de rejoindre les rangs.
Préparée dans une discrétion totale, cette initiative a été appuyée par les autorités Tchadiennes, fortement impliquées dans le processus de paix en RCA, dans leur rôle de facilitateur entre les rebelles et les autorités Centrafricaines.
Selon un haut gradé des Forces de Sécurité Intérieures (FSI), Al-khatim, figure de proue de la rébellion CPC, était l’un des premiers à manifester « sa bonne foi » en répondant favorablement à la main tendue du Président de la République Faustin Archange Touadera.
Un diplomate proche du dossier des négociations entre les deux parties explique :
« Pour l’instant, douze (12) groupes armés sur les quatorze (14) se sont engagés à déposer les armes conformément à l’ APPR et le processus de Luanda. Il reste maintenant à convaincre les deux (2) derniers. Ceux de François Bozizé et Nouradim Adam. »
En avril 2025, Henri Wanzet Linguissara, «l’homme sécurité» du Président Touadera, s’était déjà rendu au Tchad pour des pourparlers et la signature d’un accord de paix avec les chefs rebelles Abdel Kader alias Bobo et Ali Darassa.
