Les entrepreneurs centrafricains et leurs défis

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Les entrepreneurs centrafricains sont de plus en plus nombreux à vouloir relever les défis de l’entrepreneuriat dans leur pays.

En effet, après avoir longtemps considérer une carrière dans le secteur public,

les jeunes centrafricains se lancent en masse dans l’entrepreneuriat.

Cependant, créer une activité génératrice de revenus n’est pas sans peine.

Particulièrement, dans un pays en proie à de nombreux problèmes qui constituent un frein au développement économique et social .

Centrafrica vous présente les principaux défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs centrafricains. 

La formation des entrepreneurs centrafricains

A part quelques uns issus de famille opérant dans les affaires depuis plusieurs décennies, 

Les entrepreneurs locaux en centrafrique sont pour la plupart, des autodidactes formés sur le tas. 

Le manque d’accès à des formations de qualité constitue un frein à la promotion de l’esprit d’entreprise dans le pays. 

La majorité des écoles et instituts privés offrent uniquement des formations professionnelles. 

Droit, comptabilité, management, etc…

Si certains de ces établissements prétendent dispensé des cours sur l’entrepreneuriat, 

ceci ne demeure qu’à l’échelle de la théorie. 

Vous trouverez très peu, voir même aucun professeur en matière de business, 

être une personne d’affaires à succès dans le pays. 

Par conséquent, la majorité des centrafricains qui choisissent de créer leur entreprise, 

voient l’entrepreneuriat comme un moyen de survie et non comme une vocation à part entière. 

Une bonne formation est la base pour devenir un entrepreneur avec des connaissances solides et plus de chances de réussite. 

Pour les operateurs économiques centrafricains, 

Le manque de formation des ressources humaines est un réel manque à gagner.

Il est dur de trouver des employés qualifiés. 

Ce qui freine considérablement le développement des entreprises déjà en activité. 

Cependant, après la formation, Il y autre chose qui fait cruellement défaut.

Zéro financement pour les entrepreneurs centrafricains

En Centrafrique, le secteur bancaire ne prêtent que trop rarement aux Petites et Moyennes Entreprises,

et encore moins aux auto-entrepreneurs. 

Soulever des fonds est un vrai parcours du combattant pour les entrepreneurs centrafricains.

Soit vous êtes une grande entreprise avec assez de biens à mettre en garantie, et vous pouvez prétendre à un prêt.

Soit vous êtes un petit joueur et le banquier vous dit tout simplement:

Cirulez,  y a rien pour vous !

Et oui, c’est la dure réalité du métier. 

Les entrepreneurs centrafricains ont donc recours à des prêts de particuliers à particuliers. 

Malheureusement, ces derniers sont conditionnés par la situation économique du pays.

Si le pouvoir d’achat du voisin diminue, il y a peu de chances qu’il ou elle se permette le luxe de prêter.

Après tout, qui est fou ? 

Devant ce dilemme, beaucoup se découragent et choisissent d’opter pour un boulot avec un salaire stable.

Aussi minime soit-il, tant que peut mettre à manger sur la table, c’est l’essentiel. 

L’insécurité, véritable frein pour les entrepreneurs centrafricains

Un général chinois à la retraite m’a dit un jour de 2014 :

Tu sais, tant qu’il n’y pas de sécurité, un pays ne peut pas se développer. Pour que la Chine en arrive à son niveau aujourd’hui, il a fallu qu’on instaure d’abord la paix.

Bon, je crois que la messe est dite. 

A moins que vous ayez quelque chose à rajouter ou retirer à ses propos.

Moi, non ! 

C’est une loi universelle. Là où il y a la sécurité règne la stabilité et, là où règne la stabilité, les affaires prospèrent. 

Les entrepreneurs centrafricains sont confrontés à une insécurité qui pénalise leur business. 

Certains ont plusieurs fois tout perdu lors des crises, et doivent repartir de zéro. 

D’autres sont découragés dès le départ d’investir dans quoique ce soit,

car la peur d’une potentielle crise destructrice les hante jour et et nuit.

Bon j’exagère peu, mais la peur est bien là 😉 !

Faible soutien de l’Etat

Les autorités publiques ne font pas la promotion de l’entrepreneuriat.

C’est bien dommage.

Le secteur privé est le poumon économique d’une nation.

A croire qu’en Centrafrique, 

soit les dirigeants l’ignorent, ou ils font exprès de ne pas le savoir.

L’entreprenait local est une source créatrice d’emplois et de richesses, 

qui a besoin d’être encouragée par diverses réformes et actions participatives du Gouvernement. 

De telles actions contribuent a promouvoir l’esprit de l’entreprise, 

surtout auprès de la jeunesse qui constitue l’avenir du pays. 

Hélas, en Centrafrique, nombreux sont les gens de pouvoir qui rackettent les entreprises, 

au lieu de leur donner un coup de main, pour les aider à se developer et se hisser vers le haut.

Aussi, il faut déplorer le fait que les entrepreneurs locaux sont négligés au profit des expatriés. 

Une cause de frustration chez les entrepreneurs centrafricains,

qui estiment devoir être une priorité en matière de soutien de la part de l’Etat. 

Voici les problèmes du combat quotidien des gens qui choisissent le secteur privé en Centrafrique.

Cependant, il existe des solutions pour permettre aux entrepreneurs centrafricains

de mieux aborder les défis du quotidien.

Voyons ensemble lesquelles ?

L’auto formation

La première solution non négociable est de se former chaque jour.

Comment ? 

Lisez des livres sur des entrepreneurs à succès. Participez à des conférences sur l’entrepreneuriat.

Renseignez vous au maximum le secteur d’activité auquel vous aspirer, ou dans lequel vous exercer déjà. 

Suivez les cours d’un coach.

Warren Buffet, l’un des plus grands investisseurs au monde a dit:

“The more you learn the more you earn” ce qui veut littéralement dire : “plus tu apprends, plus tu gagnes.”

La connaissance est donc la clé de la réussite en matière de business. 

Et en particulier, la connaissance ciblée dans votre domaine d’activité.

Alors acheter ou emprunter des livres. 

Mais surtout, lisez les !  

Se créer un réseau

Un proverbe africain dit : 

“Seul on va vite, ensemble on va loin”

L’entrepreneuriat est un métier d’équipe. 

En se constituant dans un club d’opérateurs économiques locaux, 

les entrepreneurs centrafricains se donneront plus de chances de peser dans la société, 

Et donc, d’influencer les politiques dans des décisions concernant le secteur privé national.  

Évoluer dans un tel réseau permet de faire et obtenir beaucoup de choses. 

Acquérir des connaissances pratiques sur divers secteurs d’activité.

Nouer des partenariats.

Créer de nouveaux produits et services suite à une idée de business reçue d’un collègue. 

Obtenir un prêt financier.

Et j’en passe tellement les avantages sont nombreux. 

Alors constituez vous un réseau ou rejoignez-en un au plus vite !

Rêver grand et commencer petit 

La levée de fond étant le talon d’Achille des entrepreneurs en Centrafrique,

ces derniers doivent donc apprendre à commencer petit.

Certains grands entrepreneurs ont débuté avec des sommes variant entre 10 à 50 000 FCFA. 

Commencer une affaire avec des millions de FCFA n’est pas du tout une garantie de réussite.  

Par conséquent, en revoyant le capital de départ à la baisse,

vous avez plus de chances de mieux développer votre business sur le long terme. 

Demain, votre projet pourrait peser des millions, voir des milliards. 

Alors, commencer petit mais rêver en grand. 

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