La scène s’est déroulée à l’aéroport international de Bangui dans la matinée du 23 mai. Un responsable de la société Mercure Logistics est interpellé par la police des frontières alors qu’il tentait d’embarquer sur un vol.
Il s’agit d’Abou Mohamed de nationalité Libanaise, Directeur technique de Mercure Logistics, concessionnaire des ports fluviaux (Amont et Zinga) reliant la Centrafrique, la République Démocratique du Congo (RDC), et le Congo.
L’homme est accusé dans une affaire de harcèlement sexuel dénoncée devant la justice par Samantha Olivia Imanga, une Centrafricaine, ancienne employée de la société.
Révélée en avril dernier, l’affaire avait suscité une vague d’indignation dans l’opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux. Plusieurs voix avaient alors réclamé justice.
Interpellé alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays, Abou Mohamed a été conduit à l’UMMIRR, structure spécialisée dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants en Centrafrique.
Des sources proches du dossier affirment que les cadres de Mercure Logistics s’activent fortement auprès des autorités afin d’obtenir la libération de leur collègue.
Dans le milieu des organisations de défense des droits des femmes, cette interpellation est grandement saluée, et constitue un signal fort pouvant inciter d’autres victimes à briser le silence.
Avec Les Échos d’Afrique