6 obstacles au développement en Centrafrique

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Le développement en Centrafrique est un problème majeur qui n’a jamais trouvé de solution pratique et satisfaisante depuis l’indépendance du pays à ce jour.

Dans cet article, nous allons énumérer 6 choses qui contribuent depuis des décennies à empêcher ce pays de décoller afin de rejoindre les pays émergents du continent.

Quels sont les facteurs de non développement en Centrafrique ?

Ensemble naviguons et analysons les.

Les Politiques

De l’indépendance à aujourd’hui, les gouvernements qui se sont succédés en Centrafrique ont brillés par le désordre, le tribalisme et le népotisme.

On accède au pouvoir pour une seule chose, manger. Et quiconque s’hasarde à voler mon steak je le bute et on en parle plus.

triste certes, mais c’est une triste réalité.

La politique en Centrafrique est loin d’être un métier noble dont l’objectif est de servir ses concitoyens et contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie.

C’est plutôt devenu un moyen d’enrichissement personnel.

Le pays est riche certes, mais la population est très pauvre, un réel paradoxe.

Les ressources naturelles de ce pays sont bradées a des compagnies étrangères pour le seul bénéfice des hommes et femmes au pouvoir.

L’or, le bois, le diamant, pour ne citer que ceux-là ne rapportent rien au peuple mais servent plutôt à gonfler les comptes offshores de personnalités politiques véreuses qui occupent la scène politique depuis plus de 30 ans.

La sécurité du territoire, des personnes et de leurs biens est la condition sine qua non au développement d’un pays et au bien être de sa population.

Cependant, en Centrafrique, la mauvaise gouvernance des dirigeants qui sont succédés a créé et entretenu un climat d’insécurité totale depuis des décennies.

Au lieu de le tirer le pays vers le haut, les politiques centrafricains n’ont fait que le tirer vers le bas.

Les places mortuaires

En Afrique, les places mortuaires sont souvent le lieu de scènes incroyables, et la Centrafrique ne déroge pas à cette règle.

Le jour même du décès d’un individu, une masse de personnes envahit la maison de la famille éprouvée.

Une maison qui se transforme très vite en un genre d’hôtel restaurant improvisé.

Un vrai squattage aux frais des endeuillés, et cela dure pendant une semaine ou plus.

Sans compter le jour de la levée de corps, où plusieurs dizaines de personnes du quartier et des alentours s’invitent pour jouir de la gratuité du café, pain, ngoundja et gozo.

Pendant que certains viennent pour pleurer, beaucoup viennent pour manger. Mawa !

Enfin, l’enterrement fini. Un peu de repos bien mérité pour la famille? Eh bah non !

il faut payer le transport retour des gens venus du village pour vous assister au deuil.

Vous les avez nourri, logé et maintenant vous payez leur transport retour.

Tout cela en échange de quoi ? Que vous ont-ils apportés ? Leurs cris et leurs larmes.

Lisant ces lignes, certains s’offusqueront pour insister sur le fait que « c’est notre tradition, on ne peut pas changer ça ».

A ceux là, nous répondrons qu’une tradition qui appauvrit est pire qu’un poison.

Quelqu’un d’équilibré consommerait-il du poison mortel ?

Le moment de deuil, supposé être un temps de recueillement en famille, devient une source sérieuse d’appauvrissement.

L’espérance de vie n’étant pas très élevée, les centrafricains meurent tôt et en nombre.

Ils s’appauvrissent donc vite et beaucoup.

Simple relation de cause à effet.

Le mythe de la fonction publique

Des centaines de jeunes diplômés centrafricains rêvent que d’une chose, leur intégration dans la fonction publique.

C’est le résultat de la colonisation.

Les noirs mystifiés par les blancs, rêvaient d’occuper les positions de leurs maîtres .

C’est-à-dire, devenir instituteur, gouverneur, gendarme, policier, docteur, secrétaire, etc…

Atteindre ce niveau de responsabilités était synonyme de réussite sociale.

Nos grands-parents ont donc passé le message à nos parents qui eux nous ont passé le message.

Aujourd’hui, ce disque est plus que rayé et doit être jeté à la poubelle.

Avec la mondialisation et les nouvelles technologies, le monde évolue vite, et fonctionne différemment.

Ce n’est pas l’administration publique qui créera de la richesse mais c’est le secteur privé, l’entrepreneuriat en Centrafrique.  

Cela fait belle lurette que les pays africains anglophones l’ont compris, voilà pourquoi,

ils devancent largement l’Afrique noire francophone en termes de développement économique et social.

L’Analphabétisme

« Mon peuple périt faute de connaissance »

La Bible

Le taux d’illettré en République Centrafricaine est ahurissant.

selon une étude de Décembre 2019 par l’agence World factbook,

seulement environ 36% de la population est lettrée.

Le reste des 64% sont occupés d’autres tâches quotidiennes.

  • jeux de société tel que, cartes, damier ou ludo
  • pratique d’une activité informelle génératrice de revenu, vente en détails, taxi moto, pousse pousse
  • enrôlement de gré ou de force dans les groupes armés

Voici le quotidien d’une jeunesse sacrifiée dont l’avenir s’assombrit de jour en jour, car une population sous éduquée ne peut prospérer.

Le peu de ceux qui vont à l’école ne sont pas exposés à des cours de qualité pour les préparer à devenir des personnes cultivées , des bons citoyens, des contribuables au développement en Centrafrique.

L’assistanat

Nous vivons dans une culture ou celui de la famille qui réussit doit s’occuper de tous les autres.

Un vrai cauchemard pour ceux qui savent de quoi on parle ici.

L’éducation d’un enfant étant communautaire, c’est-à-dire que tous les parents contribuent de près ou de loin de diverses manière à éduquer l’enfant,

cela ne doit pas donner un chèque en blanc aux parents pour dépouiller l’enfant qui réussi socialement et qui a bénéficié de leur éducation.

Il ou elle a des factures à payer, un loyer à entretenir, des enfants à nourrir et à scolariser, etc…

Pour le centrafricain, son frère ou sa sœur qui a réussi doit l’aider obligatoirement,

si il ou elle ne le fait pas, alors la personne est automatiquement méchante.

Chaque matin, les doléances s’accumulent au domicile de personnes qui ont pu se hisser au rang de la classe moyenne centrafricaine.

Ordonnances médicales, factures de frais scolaires, etc…

Ceux qui cèdent à ces choses-là n’aident pas vraiment leurs frères et sœurs.

Si tu veux aider quelqu’un à manger du poisson, ce qui est bon pour sa santé,

alors apprends lui a pécher au lieu de lui donner du poisson.

Une fois le poisson fini il reviendra vers toi, et te voilà pris au piège dans un cercle vicieux.

La corruption

Il est devenu banal d’empocher des sous pour exécuter le travail pour lequel nous sommes officiellement payé dans l’administration publique ou privée.

La corruption bat son plein en Centrafrique.

Un vrai cancer qui gangrène l’économie et un frein conséquent à tout développement.

Les agents de la puissance publique se font payer pour laisser passer des marchandises d’opérateurs économiques sans payer la douane.

Ils se font payer pour réduire les impôts ou les pénalités qui s’imposent aux nationaux tout comme aux étrangers.

Ils se font payer pour octroyer des autorisations diverses à des multinationales étrangères.

Bref, tout se monnaye en centrafrique.

Quel exemple la jeunesse de demain qui dirigera le pays peut-elle bien tirer de tout cela ?

Conclusion

Il existe bien plus que six (6) maux qui empêchent le bon développement en Centrafrique.

Cependant, ceux mentionnés dans cet article n’en sont point des moindres. Ils sont mêmes capitaux.

Si vous avez aimé cet article et que vous pensez à d’autres obstacles au développement en Centrafrique,

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