Dialogue avec l’opposition. Élections. Défis sociaux. Diplomatie. Sécurité. Faustin Archange Touadera était face aux journalistes lors de la seconde édition du « Déjeuner avec la Presse » le 30 mai 2025 à Bangui. Parmi les themes discutés, deux gros morceaux au menu. Centrafrica vous en parle...
Si pendant plus d’une heure, le président centrafricain aura passé en revue les sujets majeurs d’actualités de son pays, deux (2) d’entre eux étaient fortement attendus par l’opinion.
Le dialogue politique réclamé par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), principale plateforme d’opposition. Et sa candidature à la prochaine élection présidentielle prévue en décembre prochain.
« Je suis un homme de dialogue »
Affirmant avoir été saisi par écrit par ceux qu’il appelle « mes frères du BRDC » pour un dialogue politique, le président centrafricain, confirme leur avoir donné son accord, et solliciter d’eux les problématiques sur lesquels ils souhaiteraient débattre.
« Au lieu de me donner des thématiques. Ils disent qu’ils veulent un dialogue parce qu’ils estiment qu’il y a trop d’écart entre eux et moi. Et Ils veulent un dialogue devant un médiateur qui doit être un chef d’État africain.»
– Faustin Archange Touadera
Selon les informations recueillies, la plateforme d’opposition aurait déjà approché un Chef d’État du continent, afin que ce dernier soit médiateur du prochain dialogue en République Centrafricaine (RCA).
Une initiative que déplore le locataire du Palais de la Renaissance, pour qui, la démarche des opposants manque d’un brun d’humilité.
« Il faut être un peu humble dans la démarche. Au lieu de me parler, ils parlent aux diplomates. Au lieu de demander à me voir, ils écrivent à un autre chef d’Etat pour parler de moi. Cela veut dire qu’ils ne reconnaissent pas mon autorité. Mais comment vous ne reconnaissez pas mon autorité et vous voulez discuter avec moi. Je ne comprends pas. »
Néanmoins, Faustin Archange Touadera, se dit prêt à dialoguer mais dans un cadre national bien défini. Il fait comprendre que même s’il n’est pas contre des pourparlers avec l’opposition, aucun format ne saurait lui être imposé.
« Je reste disposer à voir dans quelle mesure on peut trouver un cadre correct pour ce dialogue. Mais pour l’instant, je ne connais pas encore le sujet de ce dialogue. »
Candidat ou pas candidat ?
Même si la nouvelle constitution centrafricaine l’autorise pleinement à briguer un nouveau mandat à la tête de l’État, Touadera, pourtant sous pression de ses partisans n’a pas encore fait part de sa décision.
Depuis plusieurs mois, de multiples manifestations à travers le pays et la Diaspora appellent à sa candidature. De son coté : Silence radio ! Interrogé sur le sujet, le Président met en avant son parti politique, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).
« La nouvelle constitution m’autorise à être candidat mais il y a des règles politiques à respecter. Je suis membre d’un parti, et j’ai besoin de l’aval des organes du parti. Et aussi, je suis encore dans mon mandat. Il me reste donc du temps à travailler pour la population qui m’a fait confiance pour 5 ans. »
N’excluant pas une potentielle candidature, le « champion » du MCU sollicite la patience de ses partisans et sympathisants. Il déclare :
« Avec respect et humilité, Je demande à ces compatriotes de patienter encore un peu. Le moment venu, ils auront la réponse. Peut être ce sera oui, ou, ce sera non. On ne sait jamais ! »
Hum vraiment le linge sale se lave en famille ! Pourquoi demander l’appui d’un autre chef d’état africain ? Centrafrique apprend à perdre tes responsabilités sa dans la construction de ton pays !